Le Contre-pied vient d’ouvrir au Carmes et force est de constater qu’il porte bien son nom. D’abord, parce que c’est une femme, Anaïs, en cuisine. Et qu’à Toulouse, on n’est pas ce qu’on pourrait dire des habitués. Ensuite, parce Thibaut, son copilote, est copain avec le fils Plageoles et que c’est le nom d’une d’une cuvée phare de ce domaine. Enfin, parce que le dimanche, on s’assoie sur le brunch pour manger un repas servi au centre de la table. Un repas de famille, en quelque sorte. Bref, ce contre-pied ne semble pas vouloir faire comme les autres.

Aujourd’hui, la table dominicale est composée d’Alexis, Chantal, et moi. Moi, évidemment, qui suis déjà partie « paparazzer » ce lieu si guilleret. Le Contre-pied a pris la place de ce qui fut le Carré Rouge puis un salon de thé pour jeune maman. La déco a été refaite, mais le lieu avec ses trois espaces, avait déjà révélé tout son potentiel. Aujourd’hui, on mange entre les livres, les bouteilles, les miroirs et la briquette. Dans une élégante désuétude.

Mais c’est ce qui nous attend dans l’assiette qui alimente nos espérances. Le dimanche, c’est un menu unique à 30€ avec des entrées à partager. Ce sera une salade de pommes de terre bien assaisonnée à l’allemande, des moules à l’anis et du gravelax de truite des Pyrénées avec betterave et fromage frais dont les dernières bouchées se font précieuses. Ensuite, on partage un poulet fermier au vinaigre de Mauzac et riz pilaf. J’y reviens par trois fois. Ca sent le jeune du dimanche soir. Le bouquet final : un café allongé et un tiramisu avec une crème gourmande comme je les aime. On a zappé l’étage fromage sinon je pense qu’on aurait tous roulé sous la table. Entre temps, nous aurons bu deux verres de Gaillac du fameux domaine Plageoles : celui qui bulle et celui qui porte le nom du restaurant. On reste cohérent.

L’addition ? 44€ à trois, vin et café compris. Certes plus onéreux qu’un brunch ou un repas chez belle-maman. Mais un dimanche à déjeuner avec la famille qu’on se choisit, cela n’a pas de prix… On reviendra donc un soir, goûter la carte et les assiettes que dresse la chef Anaïs et tailler un bout de gras avec Thibaut, car ce Contre-pied a bel et bien piqué mon petit cœur et ma curiosité.

6 Rue des Prêtres, 31000 Toulouse. Tel. 05 32 02 43 39. www.contrepiedtoulouse.fr