Un saut à l’élastique. 20 ans que je voulais sauter le pas. Depuis ce temps où je regardais les gens sauter de la grue de la fête foraine de Marseillan Plage du haut de mes 14 ans. Mais les parents de ma copine Amandine, ils avaient eu les pétoches de m’inscrire. Je les comprends.

Saut à l'élastique Pont NapoléonAlors quand Cap Adrenaline m’a proposé de choisir une activité de leur catalogue afin d’avoir une chouette histoire à raconter, je n’ai pas vraiment hésité. Il y avait bien le saut en parachute. Mais ça, je l’avais déjà fait. La montgolfière ? C’est un de mes projets. Mais je me suis dis qu’à la lecture, ce serait peut-être trop tranquille. Alors pour nous tenir tous en haleine – moi y compris – j’ai donc opté pour le saut à l’élastique. C’est parti.

Nous sommes dimanche et sous le timide soleil des Haute-Pyrénées, nous prenons la direction de Luz-Saint-Sauveur et du Pont Napoléon. C’est un jour important. Je vais me jeter dans le vide. Moi. Toute seule. Prendre cette décision tout à fait improbable et inutile. Tout un tas de gens à qui j’ai parlé de mon aventure m’ont posé tout un tas de questions : comment vas-tu te jeter ? Pourquoi tu fais ça ? Es-tu sûre que tu vas oser une fois au bord du vide ? Mais je suis plutôt de celle qui ne pense pas.

20 ans que j’attends cette occasion. Je ne vais pas plomber ce moment avec des pensées craintives. Je vais plutôt savourer l’instant. Repousser cette petite voix qui pourrait me faire partir en courant. Même pas peur. Me voici donc arrivée au point de rencontre. Un pont qui culmine à 63 mètres au-dessus du Gave avec un panorama imprenable sur les montagnes.

Saut à l'élastiqueAujourd’hui nous sommes une bonne vingtaine à sauter avec le 107. Je fais la queue. Au fur et à mesure, j’observe, mi-perplexe mi-envieuse, les gens s’élancer du grand Napoléon. Les uns avec une franche conviction, les autres avec un peu d’appréhension. Mais pas un ne recule. Et moi, je sens cette sensation de stress qui monte : celui qui rend les joues roses et le front luisant. Cette ivresse qui me fait parler encore plus vite que d’habitude. Alors, je fais connaissance avec Julien, Charles et Aurélie qui attendent eux aussi. Les deux garçons sont devant moi, on s’encourage. Et s’ils sautent, ce sera à moi.

J’ai un baudrier. Maintenant, j’ai les pieds attachés. Hervé, le master jump, m’invite à monter sur la deuxième marche de l’escalier. L’élastique s’accroche. Il est bien attaché. C’est bon. Il est temps de monter d’un cran. De mettre les deux pieds au bord du vide. De regarder en bas. Puis devant. Ma tête se vide. On compte ensemble jusqu’à trois. Je tends les bras et sans réfléchir je m’élance. Je crie. Je ne sait même pas comment. Ca dure à peine quelques secondes. C’est trop court. Et l’élastique ce tend. Je remonte. Nouvelle chute. Deuxième round. Après les cris. Le fou rire. Et la pression qui redescend. Le vide, il est à l’intérieur maintenant. Et je me laisse doucement redescendre et retomber dans le filet posé sur la rivière.

Une fois sur la berge, je regarde en l’air. Il est quand même bien haut, ce pont. Je réalise la taille de la dégringolade. Tout en me disant que la prochaine fois, je tenterai bien pire. Juste après avoir réaliser un rêve de 20 ans, je pense déjà à la suite. M’en créer un nouveau ou réitérer celui là. Je vous le raconterai la prochaine fois. Si prochaine il y a.


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