Dimanche matin… enfin plutôt midi… enfin bref… 14h00… (Tout ça parce qu’on avait pas réservé). Après un petit tour au marché Saint Aubin et trois bonnes tasses de café pour donner l’impression d’être réveillées, nous débarquons au Petit London, rue Riquet, pour manger ce brunch dont on m’a tant parlé.

Il y a du monde, dans la petite salle de ce bar / pub / restaurant (j’en passe et des meilleures) en ce dimanche hivernal. On a dû s’y reprendre à trois fois, pour trouver une table, malgré cet accueil affable et un peu gêné du personnel, visiblement victimes de leur succès. Les chaises, les tables hautes et basses s’entremêlent pour seulement laisser la place aux gourmands de venir siPetit London Instaéger. Tant mieux, à deux centimètre de son voisin, l’ambiance et plus conviviale et décontractée. Parce qu’on ne vient pas au Petit London pour trouver une population guindée. Loin de là. Le bar s’est plutôt forgé une réputation rock’n’roll. Sans pour autant lésiner sur la qualité.

La déco est bien à cette image. A la fois moderne, cosy, et un peu à l’arrache. Il s’en échappe un certain charme. La cuisine est ouverte, engoncée dans un avatar de camion à l’anglaise. On surfe sur la tendance Food Truck, de façon rigolote et décomplexée. Partout, la couleur est au rouge, autant sur les murs que sur les nappes, où de joyeux poids blancs sont venus s’inviter. On se sent tout de suite à l’aise dans ce lieu sympathique. Et on se dit qu’ici, c’est sûr, personne ne fera de remarque sur notre perceptible gueule de bois. Et maintenant bien assises à notre table, à coté du comptoir de la cuisine, on lorgne sur les premières assiettes qui se préparent.

PetitLondon1De toute façon, on a déjà zieuté le menu en arrivant, affiché au bar, sur un coin du tableau noir. Si ici, la carte est traditionnellement dédiée à la saucisse (et dans tous ses états), le brunch dominical offre, lui, plus qu’une alternative : certainement un meilleur choix ! Il arrive, servi sur une grande assiette : fricassée de poulet crème et champignon, œuf à la coque (un poil trop cuit), pommes de terre sautées, salade, fromage, yaourt, tartine et confiture, gros muffin. Le tout est accompagné d’un verre de jus de fruit et d’un café / thé. C’est bon, gourmand, généreux et majoritairement bien cuisiné. Avec une mention spéciale pour la fricassée. En tout cas, nous sommes rassasiées. Et l’addition? Toute douce… 10€ tout rond. Cela fait oublier en un clin d’œil le petit temps d’attente. Cette rançon de la gloire, que les gens du Petit London négocient avec simplicité et convivialité.

Pour le brunch, on y retournera : mais sans oublier de réserver cette fois ! Et pour le reste… Je n’ai pas attendu le repos dominical : dès le mardi j’étais déjà de retour. En soirée, le bar se fréquente à la bonne franquette. On s’assoie. Un verre de vin. Un « Hot Dog » du coin. Une pinte de bière. Une conversation animée. Une note toujours pas trop salée. On se ferait même presque des copains… Jusqu’à devenir, qui sait, de véritables habitués ?

The petit London, 7 Rue Riquet, 31000 Toulouse. www.thepetitlondon.com