Je me demande s’il ne fait pas trop frais, ce soir, pour aller diner au Café à la une. Un petit vent a insidieusement fait son apparition et la carte maitresse de ce petit lieu fort charmant est sa terrasse arborée et champêtre. Un petit coin de campagne dans la ville. Mais ne nous plaignons pas, avec cette chaleur estivale, un peu de fraicheur ne nous arrêtera pas.

Café-Une4Plusieurs courageux se sont installés à l’extérieur et nous prenons les derniers plaids (si si) avant de nous installer dans un coin cosy. Courageux oui, mais pas téméraires.  Les couvertures nous réchauffent les genoux, l’apéritif fera le reste.  Nous optons pour une bouteille de rouge au nom rigolo. Cela promet pour la suite…

Le menu est d’ailleurs présenté à l’intérieur de vieux grimoires, et sur chaque page, est calligraphié un plat. Il y a d’abord la planche pour l’apéro : rillette, cornichon, tortillas aux cèpes, jambon pata negra, chorizo et camembert rôti. Un plat à partager pour 24 euros. Quant aux plats principaux, ils font du bruit dans la casserole. « Ribotte et boustifaille »  propose une bouchée à la reine dorée et croustillante garnie de fricassés de riz de veau de l’Aveyron servie avec des cèpes à la crème et des quenelles de mousseline de navets parfumée à la truffe. « Petit gueuleton anglo-saxon » voCafe_Une3us prédit un fish and chips de lotte pané façon tempura, citron rôtis et sauce tartare avec un cornet de belles frites maison.

Mais pour nous, se sera sur mesure : « Ces dames préfèrent le mambo » ou de fines ravioles de Saint-Jacques rôties sont  pochées dans un bouillon de volaille, crème poulette liée au jus d’étrille et pousses d’épinards frais cuits à l’étuvée surmontées d’une escalope de fois gras poêlée. Derrière un titre que l’on trouvera selon l’humeur tantôt pompeux, tantôt prometteur, se cache un plat original, surprenant et succulent. Et malgré un titre féminin qui induisait un poil la légèreté, les ravioles et le foie gras nous emmènent gracieusement sur la route de la satiété.

Une petite place pour le dessert ? On opte pour le Chic Coffee ? Un petit noir gourmand accompagné de snickers maison, nougat de Montélimar et Cafe_Une2crème glacée à la fraise. Plutôt léger face au banoffee que je m’apprête à déguster. Une gigantesque part de gâteau surmontée d’une forte dose de crème… C’est bon, gros, jusqu’à en faire un petit peu trop. La prochaine fois, j’opte pour le Crumble de mémé Simone aux fruits de saison. Cela conclura sur un ton plus léger ce repas qui s’est transformé, à tous les niveaux, en une généreuse soirée. Nous avons finalement bien apprécié ce rafraîchissement  éphémère sur cette terrasse verdoyante qui nous a presque fait oublier le bruit des automobiles juste à coté. Un endroit parfait pour profiter des douces soirées d’été… Et en hiver, on pourra même essayer le coin cheminée…

> Café à la une, 124 Rue Louis Plana,  31500 Toulouse. Tel. 05 61 58 43 24. www.cafe-a-la-une.com