En ce moment, son nom se trouve sur toutes les lèvres toulousaines. Il se murmure. Se susurre. Se refile. Se décortique. Se recommande. Se déconseille. Passage obligé : il fallait le tester. J’ai donc emmené ma maman, déjeuner un midi au Bon Servant.

Aux manettes ? Nicolas Servant, qui a fait ses classes au J’Go puis au Bistrot d’Austerlitz. Il a repris l’ex Casanou, rue des Couteliers, pour créer son restaurant à lui. Cuisine ouverte, petit espace, atmosphère à la fois feutrée et conviviale. On y vient à deux, ou en famille nombreuse… mais jamais sans avoir réservé avant… car lAuBon Servant s’est taillé d’entrée de jeu une belle réputation.

Le Bon Servant

Qu’est ce qu’on commande ? Une fois nous avoir installées près de l’entrée, le serveur nous présente le menu du jour. Ecrit à la craie blanche. Sur un tableau. Et nous sommes conseillées avec délicatesse et attention. 18€ entrée, plat, dessert. Pour le midi (28€ le soir). Comptez au moins le prix d’une troisième personne, pour la bouteille de vin. Mais ils sont sélectionnés avec soin. Souvent AOP. Et ce rosé Côte de Provence, château Sainte Marguerite à 25€, que nous avons commandé est doux et bien frais.

Et dans l’assiette ? Une cuisine simple, délicate et moderne. Servie dans une vaisselle de même ton. En entrée, un œuf pané est posé sur une compotée d’oignions, petits pois aux lardons et arrosé d’une sauce aux cèpes. Du goût, de l’authenticité et du charme plein l’assiette. La suite ? Un thon snacké à la sauce japonaise relevée, un beignet de fleur de courgette et du caviar d’aubergine. Le coté chaud froid surprend. Mais on ne peut s’empêcher de ralentir le rythme de sa fourchette pour faire durer son délicieux beignet de courgettes.

Une place pour le dessert ? Oh que oui ! Nous optons d’un commun accord pour la soupe de pêche au romarin et son petit gâteau à l’huile d’olive, sur lequel est déposé une quenelle de crème de chocolat aux amandes… C’est frais, léger, onctueux. Un peu de douceur avant le réveil du café et l’addition… qui n’est finalement pas si salée vu la qualité des plats proposés.

Moralité. Le goût, la maitrise et la délicatesse se ressentent dans les assiettes. Le service est impeccable : attentionné, convivial, attentif. Le serveur a même couru après moi, qui avais oublié mes lunettes sur la table. Ma mère qui, disons-le «  en a marre que je la traine dans des lieux que je ne connais pas plutôt que de lui faire découvrir des valeurs sures », a même adoré son repas. Un sans faute au Bon Servant. Quoi de mieux pour se laisser tenter, un midi ou en soirée ?

> Au Bon Servant, 22 Rue des couteliers, 31000 Toulouse. Tel. 05 62 75 58 25