Le restaurant toulousain le Sixty-Two, table de l’hôtel la Villa du Taur logé entre la Basilique Saint Sernin et la Place du Capitole, se réinvente. Matin, midi et soir, il propose une cuisine fraiche, bistronomique et 100% maison avec à la tête un nouveau jeune chef. Découverte.

Bon. En 2015, j’avais participé à la Démolution Night quand le groupe NT Hôtel Gallery a racheté L’Hôtel Junior de la rue du Taur pour en faire un 4 étoiles de 17 chambres baptisé La Villa du Taur. Une des soirées toulousaines les plus géniales à laquelle j’ai pu participer, consistant à rencontrer de superbes personnes et à démolir des murs graffés pour l’occasion à l’aide d’une masse. On avait alors hâte que le nouvel hôtel ouvre ses portes. On nous avait aussi promis que le restaurant installé au rez-de-chaussée serait de qualité.

Alors, en 2017, à l’ouverture, je suis donc venue tester ce restaurant finalement nommé : Sixty-two. Deux ans de suspens mais ma curiosité avait été piquée ! La cuisine était alors aux mains du chef Olivier Godechoul. Je me souviens avoir écrit, à l’époque, que ces plats du midi étaient « imaginatifs et enthousiasmants à manger ». Mais voilà, fin 2018, branle-bas de combat. Changement de management. Bye Bye l’expérimenté Olivier. Place à la jeunesse d’Hippolyte Peters Desterac. Et cette nouvelle idée d’axer un concept gustatif autour de l’« expérience » client.

En 2019, me voici de retour dans l’antre de ce Sixty-Two. Prête à me prêter à l’expérience gourmande. Niveau déco : rien à changer. Le style néo bistrot est toujours d’actualité. On y mange toujours dans une salle qui fait aussi office de galerie et entouré d’œuvre d’artistes street-art locaux, nationaux et internationaux comme Banksy, Flying Förtress, Keith Harring, Mondé… Mais c’est aussi l’art de l’assiette qui nous intéresse.

Car le jeune Hippolyte a tout à prouver. C’est son premier poste de chef même si son CV est loin d’être bateau. Il a fait ses classes chez Troisgros, Savoy avant de partir à Stockholm. Sa cuisine, « elle est surtout végétale, proche de la nature, mais encore trop jeune pour se définir », explique le jeune homme. Ça tombe bien, le Sixty-two lui permet d’être imaginatif tout en gardant un œil sur sa carte et sa cuisine.

Et qu’est-ce qu’on mange ce midi ? Des amuses bouches originaux qui mettent en appétit. Puis un artichaut de Macau, cuit enbarigoule avec foie gras et agrumes. Beau et bon. Mais on attend le plat qui laissera un souvenir. Et il arrive. Mesdames Messieurs, je vous conseille le Saint-Pierre en aiguillettes rôties, courge caramélisée et beurre noisette. On s’en délecte. Avec cela, pas besoin de dessert pour être convaincu du potentiel du petit gars. Mais j’ai quand même trempé quelques cuillères dans mon généreux soufflet au chocolat.

Alors, vous avez salivé à la lecture des plats d’Hippolyte ? Sachez qu’il peut vous concocter votre menu spécialisé. Soucieux, je vous le disais, de proposer à ses clients une véritable « expérience », le Sixty-two a lancé la table du chef du mardi au samedi soir. Un repas 100% personnalisé qui s’inspire d’un texte qui vous tiens à cœur et que vous lui envoyez. Ensuite, c’est un menu «surprise » à 100€ avec l’accord mets et boissons qui vous sera proposé : de quoi susciter certainement quelques émotions.

62 Rue du Taur, 31000 Toulouse. 05 34 25 28 82. www.sixty-2.fr

Menu Déjeuner 25€