Tu connais la Galerie Concha de Nazelle ? Moi, jusqu’à ce fameux jeudi 18 janvier, je n’en avais jamais entendu parler. Grand bien m’a pris de suivre WeToulouse à ce vernissage. Non seulement j’ai profité d’une expo géniale, mais en plus, j’ai découvert une galerie d’art atypique, faites de briques, de boiseries et petits recoins. Miroirs urbains, c’est donc l’expo qu’elle héberge jusqu’au 3 février et tu aurais tort de ne pas y aller.

Miroirs Urbains, c’est quoi ?

C’est une exposition collective de street-art montée par Bob Jeudy, co-fondateur du « M.U.R. » à Oberkampf, Paris, et la commissaire Ines Desquines. On y retrouve 30 œuvres créées pour l’événement par sept artistes urbains sur un format unique de 2m x 1m. Sept artistes parmi lesquels deux toulousains, Der et Siker, choisis par le collectif City of Talents. Jeudi soir. Vernissage. On entre donc dans la pièce principale de la galerie pour découvrir les premières œuvres, les premiers artistes. Pour discuter et boire un verre, aussi.

Puis l’on se dirige vers le fond de la salle qui laisse entrevoir un petit passage. On pousse le rideau pour découvrir la suite, l’arrière boutique de la galerie : un petit trésor d’architecture, des recoins, un vieux lustre, des boiseries, de l’authenticité. Et toujours, des œuvres exposées. Je tombe sous le charme des toiles de Hazul. Je découvre, parmi les curiosités artistiques exposées, celles de Zlotykamien, l’un des précurseurs de l’art urbain. Il est là, et à 78 ans, il a décidé ce soir de dessiner à l’entrée et sur les vitres de la galerie. Instant cocasse, rare, même unique.

Roule Petit Ougandais.

Depuis l’arrière boutique, on accède aussi à une cave, par un étroit escalier. C’est dans cette petite salle allongée, voutée et toute en brique que sont exposées des planches de skate customisées par des artistes urbains. 100% funky. Elles seront ensuite vendues aux enchères sur Internet par l’association Roule Petit Ougandais. Les recettes permettront de construire un skate park pour les jeunes d’Oulan Bator en Mongolie, ainsi que des classes d’école en août 2018. Alors, quand l’art encourage la solidarité, c’est là que se dégage ce petit supplément de beauté. Sur les planches.

> Du 18 au 3 février, Galerie Concha de Nazelle, 5 rue du Puits Vert, 31000 Toulouse. www.concha-denazelle.com