Avec plus de 150 000 spectateurs venus applaudir sa programmation annuelle, Odyssud consolide sa place de premier équipement culturel de spectacle vivant de la région et se situe de nouveau parmi les 10 salles les plus fréquentées de France. Alors que l’on croyait les dépenses culturelles des français en baisse, les recettes de la salle blagnacaise font mouche. De bonne augure pour les prochaines saisons.

« Le bilan est bon », explique Emmanuel Gaillard, directeur de l’établissement, « il n’y a qu’à voir les taux de fréquentation. Déjà, entre 2000 et 2005, nous avions triplé le nombre de spectateurs. Nous avons su optimiser cet outil fabuleux qu’est la grande salle, et nous continuons dans ce sens de développement ». Le secret d’Odyssud ? Certainement d’avoir su attirer un public venu de l’agglomération toulousaine, mais aussi de toute la région Midi Pyrénées. Avec une volonté de taille : vouloir amener le public d’une discipline artistique vers l’étendu des spectacles, des genres et des possibilités. Pour un résultat surprenant : la structure finance aujourd’hui les 2/3 de son budget avec les recettes des saisons précédentes. « Les aides publiques servant surtout à financer le personnel et les frais courants » précise Emanuel Gaillard.

Odyssud2Il fallait donc pour le directeur d’Odyssud trouver des spectacles qui fassent honneur à la qualité de programmation des années précédentes. Et la tâche n’est pas facile. Car l’homme doit choisir des artistes aussi divers que la structure est transdisciplinaire. « Nous choisissons les spectacles les meilleurs possibles, de référence nationale ou mondiale. On essaie, bien sûr de les voir, auparavant, sauf pour les créations ou ceux dont nous avons la certitude de la valeur. Nous recevons beaucoup de propositions. Parfois, au contraire, nous attendons un artiste des années durant… » C’est le cas cet année de la compagnie Pina Bausch ou du contre-tenor Philippe Jarousski. Efforts récompenses. La programmation se fait aussi au hasard des rencontres. « J’ai rencontré les artistes de la création Bartabas au mois de février à Odyssud. Ils ont trouvé que c’était l’endroit idéal pour créer leur nouveau spectacle ! » se réjouit le directeur de la salle. Cette création originale d’une compagnie internationale est devenu le fer de lance d’une nouvelle discipline qu’il soumet au public : le spectacle équestre en salle.

Si la structure gagne d’année en année un public plus nombreux, c’est qu’elle s’efforce de constamment se renouveler. Si les grands noms se succèdent, avec cette année Edouard Baer, Audrey Tautou, Philippe Torreton, Pierre Arditi et bien d’autres… Si les festivals comme Novelum, Luluberlu et les Rencontres des musiques anciennes se sont bien implantés, Odyssud vaque à de nouveaux projets. De nouveaux rendez vous comme « Des étoiles et des ailes », une nouvelle charte graphique, un nouveau site internet, une nouvelle ligne artistique chevaleresque et l’autre ligne de Tramway avec une station qui porte son nom… Eloge de la modernité, de la pluridisciplinarité. Exigence et accessibilité. Thème de la Voix, Paris, de l’illusion. L’Ambigüité sexuelles. Ces phrases résument plus qu’un long discours des spectacles prometteurs.

> Odyssud, 2 Avenue du Parc, 31700 Blagnac. 05 61 71 75 15, www.odyssud.com