Créée en 1967 par René Gouzenne et les amoureux des beaux textes, la Cave Poésie est devenue, en quarante ans un des lieux emblématiques de la ville rose. Nichée dans un petit passage étroit donnant sur la rue du Taur et avec pour voisin la Cinémathèque de Toulouse, elle bénéficie d’une situation géographique avantageuse. D’ailleurs, vous avez déjà dû attraper son programme dans un grand présentoir rouge avec pignon sur rue. Jamais ? Bon, ok. Pour vous, donc, rien que pour vous, un petit aperçu des coups de cœurs et de la programmation de la nouvelle saison.

CavePo2La cave poésie, oui, comme son nom l’indique, c’est d’abord une salle qui accueille entre 50 et 60 personnes en sous-sol. Petite, conviviale, voutée et cernée par cette brique toulousaine si rosée. A première vue, donc, le charme l’emporte. Et puis non, la cave poésie, ce n’est pas que vers, rimes et alexandrins. C’est aussi un lieu de théâtre, de lectures, de chanson, de musique, de danse… Bref, il bénéficie d’une programmation éclectique qui séduit chaque année 15 000 spectateurs sur une cinquantaine de spectacles. Alors, voilà, quand René Gouzenne, en 2007 s’en est allé, une équipe artistique s’est mise en place, s’assurant de la continuité et de la qualité de la programmation. Avec un axe bien déterminé : privilégier la découvertes d’artistes, principalement de Midi Pyrénées, ayant acquis pour certains une aura nationale…et permettre la rencontre avec le spectateur. Amoureux des textes arrête-toi un instant et regarde ce qui, à la rentrée, t’attends…

D’abord, un changement de formule. Après cinq ans à l’affiche du mardi soir, les fameuses lectures des « 40 rugissants » se réinventent. Elles reviennent un jeudi sur deux sous le nom des « jeudis rugissants » (gardons les bases) et se couplent d’un spectacle pour une soirée à 10 euros. Le but : la rencontre et le mélange de publics qui n’ont pas toujours l’habitude de se côtoyer. Un nouveau souffle pour la lecture, qui, dans la ville rose, en dehors du Marathon des mots, peine parfois à rassembler. Et enfin, titiller le pouvoir d’attraction de la curiosité. Autre nouveauté, allégeance d’un lieu qui lui est dédicacé, en septembre, voici venir « La semaine de la poésie ». Parce que le vers ne pousse pas qu’au printemps, croquez la pomme. Pendant sept jours, la poésie se met dans tous ses états : slam, blogueurs, performances, spectacles, éditeurs : une ode à la création contemporaine qui se montre sous de multiples visages.

Fin septembre, la programmation reprend son cours avec un mélange de théâtre, de danse, de poésie et de chanson. Elle fait aussi la part belle à la création… Surtout aux compagnies locales (adaptation de Nana de Zola par la compagnie « Ex-Abruto », anciennement au Sorano), aux petits jeunes du cru (Roza Azul, de la Compagnie « Gain de poussière ») et aux partenariats (Peuples et musiques au cinéma, Détour de chant, Semaine de l’Etudiant…). Une saison 2012 qui s’annonce forte en changements et en nouveaux rendez-vous. Avec, en plus, la volonté affirmée de développer les spectacles jeunes publics (Le petit Dan).

Pour les toulousains d’été, n’oubliez pas que la Cave Poésie ne prends pas de vacances et propose des concerts au frais. Pour les assidus des petites salles, n’oubliez pas non plus que les Carnets Pleins Feux sont encore et toujours d’actu ! Amis du texte et de la poésie, courez-y !

> La Cave Poésie, 71 rue du Taur, 31000 Toulouse, www.cave-poesie.com