Une soirée au Musée. J’en avais toujours rêvé.  Et une Murder Party organisée dans un cadre aussi prestigieux et pittoresque que le musée des Augustins, j’ai sauté sur l’occasion ! Rendez vous donc pris à 19H30 sur le parvis : prête à jouer les Sherlock Holmes du vendredi entre tableaux naturalistes et œuvres d’art historiques.

À notre arrivée, on nous remet une pastille de couleur et le nom de notre équipe. Nous intègrerons le mystérieux musée de la guerre de Londres. So British. Diane Lees, notre directrImage 2ice nous accueille et nous explique. Elle sera notre donneur d’ordre, notre guide. Elle n’a pas lu le scenario, elle veut garder quelques surprises. Elle nous demande de nous attribuer un nom, une fonction. Elle nous dit que oui, prendre l’accent anglais pourrait être une manière de mieux se plonger dans la soirée mais que non, nous ne l’adopterons pas. Verdict : trop compliqué. Elle nous dit aussi que c’est pas grave, si on a peur de s’impliquer, qu’il suffira juste de ce mettre en retrait. Constat premier : il ne faudra  pas compter sur elle pour se motiver.

Mais ça y est. Chaque équipe, représentant des collectionneurs venus du monde entier, pénètre dans la pièce principale du musée. Son directeur nous accueille. Un brillant jeu d’acteur. Volubile, il s’embarque dans un récit épique autour de masques appartement à des héros de la guerre de cent ans. On le suit en écoutant. On entre dans l’Histoire… Tentant.

De salles en salles, le scénario se trace, mais toujours aucune trace de corps froid, de macchabée ou d’assassin à dépister. Mais venus de l’entre du musée, des cris se font entendre et les participants se ruent dans l’escalier où déambulent des d’inquiétantes ombres…

Le spectacle est bluffant. Les jeux de lumières mettent en valeur les statues, les personnages sImage 3ont incarnés, costumés. C’est un tableau digne d’un film d’épouvante. La soirée prend une autre dimension. Au sous-sol, le maitre des jeux, vindicatif, pose de curieuses énigmes. Il va falloir s’armer de patience pour ramener les réponses aux questions. Apparemment, chaque personnage est une sorte de clef. Et on n’est pas là pour rigoler. Diane Lees elle-même, commence à être larguée.  Le jeu est très rigide et nous nous épuisons à parler à des acteurs trop ancrés dans leur interprétation quitte à lasser les participants. Pour ma part, je choisis l’espionnage, écoute aux portes pour ramener le sésame à l’homme masqué et flippant. Mais qu’avons-nous à gagner là-dedans ?

Deuxième session d’énigmes. Les aficionados redoublent de motivation et de panache. Lâche, je dépose les armes et mon fessier en bas des escaliers. J’ai perdu le fil de l’histoire et tout ce remue-ménage achève mon enthousiasme.  « Ce n’est pas une murder mais une carnage party » lance un membre de l’équipe russe, proche lui aussi, de la démission. Je renchérie. Ce n’est plus une soirée historique mais une soirée hystérique. Le musée a cédé à la cacophonie. À quelques minutes du dénouement, il me faut trouver une âme intelligente pour m’expliquer ce qu’il se trame. Apparemment, tout a été trouvé. Sans moi, tous les apprentis enquêteurs se sont très bien débrouillés. Enfin ce n’est toujours pas gagné. Deux issues sont possibles : il va falloir voter à main levée.

Remontés dans la grande salle du musée, le dénouement est proche. Coup de feu. Meurtre. Il clôture la soirée comme il aurait dû la coImage 4mmencer. Quant à Diana Lees, elle aussi veut arrêter, vendre le masque et s’en aller. Je lui réponds qu’avec l’argent, un Mojito serait bien apprécié. Regard sombre. Toujours pas compris qu’on n’est pas là pour la blague. Certes, j’aurais dû mieux entrer dans l’histoire. J’ai quand même fais de mon mieux. Mais en partant du musée, une question, cependant, subsiste : je me demande quand même qui ont été les vraies victimes.

Le deuxième essai sera-t-il le bon ?
Le 6 juin, c’est l’Office du Tourisme de Toulouse et Mortelle Soirée qui organise leur Murder Party !
Et c’est un Plongeon Fatal au Donjon… Saurez-vous (pas comme moi) trouver le coupable ?