Pas tout à fait trentenaire, le festival Cinelatino s’offre encore dix jours de fête aux accents d’Amérique du sud du 17 au 26 mars 2017. L’occasion pour le spectateur de s’offrir quelques belles destinations culturelles sans quitter les fauteuils rouges des salles partenaires. A vos écrans latins.

Cinelatino2150 films, 90 invités, 50500 participants : malgré les aléas que connaissent les initiatives associatives et culturelles en ville, Cinelatino tient la barre avec brio. Il est à l’image d’un continent toujours en pleine mutation, dont les difficultés économiques et politiques n’empêchent pas l’essor créatifs et le bouillonnement artistique. Mieux, il s’en sort plus fort, rayonne plus loin, s’enrichit sans cesse et se renouvelle d’année en année. Il couple le cinéma à la musique, à l’art culinaire ou l’art plastique. Il invite de nombreuses disciplines. L’Esprit latin est dans la Ville rose. Et Cinelatino en est un incontournable rendez-vous.

Cap sur la Colombie. Après Cinéma et politique en 2013, Femmes de cinéma en 2014, L’âge des possibles en 2015 et Figures d’Amérique latine en 2016, cette année, le festival rend hommage au cinéma de Caliwood ! Ce surnom a été donné au cinéma de Cali, une ville en pleine transformation, agitée d’une belle effervescence culturelle. Les fondements du cinéma y ont été bâtis en 1970. Le documentaire y occupe une place prépondérante depuis les années 1990. Le long métrage a trouvé ses heures de gloire début 2000. Et c’est toute la Colombie qui rayonne aujourd’hui. Cinélatino rendra donc hommage aux grands fondateurs – Andrés Caicedo, Carlos Mayolo, Luis Ospina et Ramiro Arbélaez – mais aussi aux talents émergents et féminins contemporains. Tout un week-end lui est aussi consacré : ce sera les 17, 18 et 19 mars.

C’est toujours la Compet’. Fictions, documentaires, court-métrages : ils sont tous en compétition sous l’œil de jurys professionnels et amateurs. Le sésame est précieux pour celui qui remporte la mise. Beaucoup ont décuplé leur visibilité. Grâce aussi aux rencontres professionnelles de Cinéma en Construction qui accompagne la postproduction de films en difficultés et la distribution internationale de 12 films par an, le festival donne un véritable coup de projecteur à la création latino américaine. A l’ouverture : Une vie ailleurs, d’Olivier Peyon. Pour nous ce sera une dizaine de jours. Il tarde en tout cas de se jeter sur la pellicule. De se faire un petit concert, un petit verre puis une petite toile. En changeant quelques temps de continent, et d’accent.

> Cinélatino du 17 au 26 mars à Toulouse. www.cinelatino.fr