CAP SUR LES CARAIBES. Non, ce n’est pas Rio Loco qui pointe le bout de son banjo avec ses airs musicaux… mais bien le Cinélatino qui, du 22 au 31 mars, nous invite à découvrir la destination et la culture des Caraïbes. Et si on partait dans les Iles sans quitter la ville ? Plus doux est le prix du ticket.

Il y a d’abord les chefs de file : Cuba, la République dominicaine, Haïti. Puis les outsiders : une myriade de petites îles qui se découvrent un cinéma : Aruba, Trinidad et Tobago, Puerto Rico, la Jamaïque, Curaçao, la Guadeloupe, la Martinique, les Bahamas… Ce sont des lieux propices aux histoires : celles qui parlent de vie quotidienne, de drames personnels, d’amour sur fond de désastres économiques et d’idéologies politiques. Mais promis, il y aura de l’humour, de la tendresse, du désespoir certes, mais aussi de la poésie et beaucoup d’énergie. On parlera français, espagnol, créole, anglais mais aussi du renouveau du cinéma cubain avec la productrice Claudia Calviño. On verra la mer, la ville, la campagne, peut-être même, les couchers de soleil sur la plage. Comme dans un voyage où l’on ne se déconnecterait pas de la réalité du quotidien. Où l’on rencontrerait les gens du coin.

Mais le Cinélatino, ce n’est pas qu’un long week-end dans les îles. C’est aussi, chaque année, un coup de projecteur sur le cinéma de tout un continent à travers des films, des rencontres, des concerts, des expositions… Et cette année, un focus particulier sera fait sur les imaginaires animés et l’émergence d’un cinéma d’animation pour adulte venu de Colombie (Virus Tropical), du Brésil (Tito et les oiseaux) et du Chili (Casa Lobo). Il y aura aussi des avant-premières classées dans la catégorie « Découvertes » : Matar a Jesús accompagné par la réalisatrice colombienne Laura Mora, Los Silencios de la colombienne Beatriz Seigner, et Sergio & Sergei du réalisateur Cubain Ernesto Daranas. Et puis, il y aura la compétition : douze longs-métrages de fiction, sept documentaires et dix courts-métrages font partie de la sélection.

Quant à moi, je l’avoue je risque aussi de m’immiscer dans cette programmation : boire un verre de punch dans la cours de la Cinémathèque, écouter quelques chansons et acheter un ticket pour revoir Central do Brasil, de Walter Salles. Pour ça, je suis même prête à faire des kilomètres. Ça tombe bien, des films, pour le Cinélatino il y en a aussi dans toute la région.

> du 22 au 31 mars. www.cinelatino.fr