Nichée aux abords d’une petite place du quartier Saint Aubin, Zunzún est une galerie petite par sa taille mais grande par son souffle. Ici, Elisabeth Belaubre et son fils Pablo comptent bien réaliser tous leurs projets, en mêlant le Sud Ouest à l’Espagne et en célébrant l’art dans ses nombreux états. Ce soir, il y a une petite soirée concert. Pile ce dont j’ai besoin en ce lendemain de fête. Entre fatigue et envie de découvertes. L’histoire.

Une histoire de famille

D’abord, c’est Elisabeth et son QG de campagne. Elle a acheté ce petit bout d’espace tout en longueur et y a fait le cœur de son action politique. Hier conseillère municipale, aujourd’hui reconvertie : elle a ouvert cette galerie d’art. Elle l’a appelé Zunzún – colibri, en cubain – en hommage à Pierre Rahbi. Elle en a même fait un petit café. Mais pas toute seule. Pablo, son fils, a lui passé trois années dans l’école de Cinéma de Cuba. Après l’ESAV. Revenu à Toulouse, il a vite rejoint le projet et ajouté à la Galerie une dimension maison de production. Ce soir, à la galerie, il y a même son frère… Une histoire de famille, je vous dis…

Zunzun-1Zunzún s’envole vers tous les horizons.

Galerie d’art. Ok. Mais une galerie accessible. Avec un parrain de talent, Javier Banegas a qui tout un pan de mur est dédié, et qui expose, en autre, dans des galeries Espagnoles et Londoniennes. Face à ses œuvres, des artistes de Toulouse et d’ailleurs. Et un invité, qui change régulièrement. Ici, Elisabeth se prononce « contre l’étiquette élitiste des galeries » et ose des prix abordables avec notamment de belles sérigraphies. Mais on ne vient pas seulement à Zunzún pour profiter des toiles. Non. On s’assoit dans un fauteuil, on commande un café voir le midi, une soupe maison. Et on prend le temps de discuter. De découvrir. Car la famille Belaubre à plein de choses à raconter.

Alors, à table ?

Le midi, donc, vous pourrez déguster un plat du jour ou une soupe maison. Accompagné de fromage de brebis et d’un café (8,50€). Ici, on mange simplement. Elisabeth cuisine avec très peu de produits mais sélectionnés avec une grande attention. Elle vend même de l’huile d’olive. Ce soir, quand à moi, j’opterai plutôt pour les Tapas hispaniques. A la découpe. Et là encore, Pablo connaît le producteur et l’appelle par son prénom. On partage une assiette de fromage des Pyrénées, de Pata Negra délicieusement fondant, arrosé d’un verre de Madiran, de Jurançon ou d’une bière. Biologique, évidemment.

Des ovnis culturels en veux-tu en voilàZunzun-2

Plaisir des yeux. Des papilles. Mais pas que. La galerie Zunzún n’a pas eu que deux idées. La famille Belaubre a décidé d’organiser une suite de rendez-vous plutôt originaux autour de la langue, de la musique et de l’image. Un véritable programme. Ce soir c’est le chanteur Ronan à la barre et moi, je l’écoute depuis un fauteuil confortable, la tête penchée sur le mur blanc. J’écoute et je me repose, dans une atmosphère conviviale et intimiste. Parfaite en ce moment. Les autres soirs, vous pourrez apprécier une soirée diapo présentée par un photographe, à des soirées dédiées à la langue française (Apéro la rousse) ou espagnoles (Tertulia). La Galerie Zunzùn est aussi une maison de production audiovisuelle, où Pablo propose des ateliers et des stages de réalisation et des prestations audiovisuelles. Poussez donc la porte. Vous y trouverez certainement un peu de chez vous, beaucoup d’ailleurs, et surtout, vous ne serez pas déçu par l’accueil et la soirée qui vous sera réservé.

> 27 Rue Palaprat, 31000 Toulouse. www.galeriezunzun.com