Lundi, une palanquée de blogueuses de la région avaient rendez-vous avec les vins de Fronton. Le cadre : un resto une étoile Michelin, le Py-r, situé dans la Descente de la Halle-aux-Poissons. Et quoi de mieux, avec un bon verre de vin de Fronton, que de déguster la cuisine de Pierre Lambinon ? Esquirol, j’arrive.

18h30. Je pousse les portes du Py-r, ce restaurant gastronomique dont le chef Pierre Lambinon a obtenu une étoile au fameux guide rouge l’année dernière. Un petit privilège, quand même. Mais ce n’est pas seulement pour manger que j’ai rendez-vous dans ce restaurant étoilé. Non. Je suis attendu pour boire.

Je descends donc les escaliers d’un pas timide mais assuré. Début de soirée oblige. L’événement, qui réunit une vingtaine de bloggeurs de Toulouse et des alentours, a lieu dans une jolie salle à l’ambiance tamisée, au sous sol du restaurant. Coup de tonnerre dans la planète web : pas de réseau ! Comment donc allons-nous Twitter, instagramer, liker et partager chaque minute de cette folle soirée ? Mini crise. La détox, si elle ne s’annonce certainement pas stomacale, sera au moins digitale… Mais faisons fis du wifi, écoutons plutôt les vignerons de Fronton. Ils ont à nous apprendre.

Ce soir, c’est Katia aux bouteilles. Katia Garrouste du Château Flotis. Sa mission ? Nous faire découvrir les différents cépages du Fronton pour qu’à la fin nous réalisions notre propre assemblage. Gamay, Négrette, Syrah, Cabernet franc… On les goûte. On parle robe, tanin, terroir, fraicheur, longueur en bouche et rondeur. On compare les cépages, les terroirs et les saveurs qui se dégagent. L’objectif : mélanger deux à trois vins bruts de cave pour faire un assemblage qui pourrait ressembler à un Fronton AOC. Alors on s’y met, avec plus où moins de succès.

Car pour réaliser un Fronton AOC, il y a des règles à respecter ! La base : plus de la moitié de la bouteille doit comporter de la Négrette, le cépage phare de l’appellation Fronton. Alors, avec les copines, on décide d’y ajouter 20% de Cabernet Franc et 30% de Sirah. On le sent comme ça. Pif Paf Pouf. On mélange le tout. Puis notre « Effrontée de Fronton » est mise en bouteille. Grosse Cuvée, attention. Et puisqu’on a quand même beaucoup goûté (pour ne pas dire picolé) et certes, -un peu- recraché, il est maintenant l’heure d’éponger… Enfin, plutôt de vérifier ce que donne un Fronton dans un accord vin et mets.

C’est là qu’entre en jeu la cuisine de Pierre Lambinon. D’abord sous forme de buffet avec de petites entrées à base de sorbet betterave, noix de Saint-Jacques ou foie gras poëlé. Puis nous passons à table pour le pluma ibérique Bellota, la polenta crémeuse et les premières asperges arrosées de « L de Flotis » rouge de Château Flotis. Ensuite, on s’attaque à l’assiette de fromage de chez Sena, venu lui-même nous conter fleurette, accompagné d’un « Tot ço que cal » de Château Plaisance. Enfin, le dessert fini de nous ravir les papilles, tout chocolat. Dans la salle, les esprits gourmands échauffés ont laissé place à des conversations atténuées. Nous remontons alors d’un pas un peu plus mal assurer les escaliers. Allez, là haut, il y a du réseau, il est temps de twitter et de partager quelques photos….

> Office de Tourisme du Vignoble de Fronton, à la Maison des Vins et du Tourisme de Fronton