Voilà, je ne pouvais échapper à la tradition bien tapée. Et comme M le Maire, j’attends le 31 janvier pour faire mes vœux aux toulousains! Peut-être qu’il n’est pas encore trop tard pour se souhaiter le meilleur. Mais attention, je ne fonde pas beaucoup d’espoir sur les déclarations d’intention. La preuve : depuis 6 jours j’ai une crève carabinée. Merci à celui qui a oublié de me souhaiter la santé. Les premières heures de 2013 avaient pourtant bien commencées…

Et quel meilleur prétexte qu’un jour de l’an pour se lancer dans de nouvelles explorations? Il fallait trouver une alternative à la fameuse boite de nuit ringarde et au traditionnel bar à pochtron. Hop, un grignotage à base de petits fours, de macarons et de fromage. Un nombre déraisonnable de coupes de champagne. Une nouvelle frange. Un brushing parfait réalisé par ma coiffeuse éméchée. Le plein de bises de minuit. Pouf (et pas pouffes), transformées en cendrillons vintage, avec les copines, direction le Moloko : un nouveau club qui a ouvert quartier des Carmes, il y a juste quelques mois. Ce jour de l’an, dans ce bar là, on se le sent. Electrique.

Moloko_1En arrivant rue Jouxte Aigues, on se la joue confiants. On pousse la porte : l’ambiance est colorée, la musique rock, un brin retro et décalée. Je fais un « J’aime » Facebook à mes copines avec mon pouce. Un clin d’œil plus discret. C’est ce qu’il me fallait. Un verre aussi d’ailleurs. La carte à cocktails est devant moi. Certes, il y a du monde, mais je réussis à imposer mon choix. Pour 8 euros quand même, les breuvages sont originaux et rigolos. A base d’absinthe (green spirit), de Champagne, de Gin, de Tomate, de Cerise… De trucs de fou. Du n’importe quoi. Mais du goût. On choisit finalement le Japan. Sans le regretter. Un savant mélange de Saké, de Litchi et de thé. On a même commandé le dernier. Après nous, plus personne ne pourra en commander! Égoïstes.
En attendant, le lieu s’est bien rempli. Nous filons donc à la cave. Enfin en bas, quoi. Des torses masculins lumineux nous font du gringue, tandis que je m’affale sur le fauteuil année soixante, devant le deuxième comptoir. Je sirote. Je ris. Je danse. Et les deux dingues qui ont ouvert ce lieu, me semblent hyper sympas. Nathalie et Cédric ont inauguré le Moloko il y a quelques mois. Il prend la place de l’Indépendant qui fut aussi feu Le Lolitas. Une gorgée en appelant une autre, je prends ma timidité à bras le corps. La tournée est au champagne. Et d’un ton mal assuré, je promets aux propriétaires un beau billet d’humeur sur ce Moloko en chaleur. Moi qui n’avais pas dormi depuis 48 heures, cette soirée est un parfait sursis avant la torpeur. 7h du mat, je rentre chez moi. Mais avec les copines, c’est sûr, ont reviendra. Arpenter le dansefloor de ce lieu qui change le décors. Chose promise. Chose due.

> Le Moloko, 6 rue Joutx Aigues, 31000 Toulouse. Tel. 05 62 17 96 6. www.le-moloko.com