On la connaissait chanteuse. Entourée d’un orchestre, puis seulement d’un pianiste. Voilà que depuis quelques temps, elle a plaqué musiciens et mélodies pour nous jouer la comédie. Gina entre en scène seule, avec sa gouaille légendaire. Elle nous présente donc son tout nouveau spectacle, mercredi 29 juin à Mix’art Myrys : « Photoshop, moi, non merci ».

On ne parlera pas de son âge. C’est malpoli. Mais Gina assume. La ménopause bien trempée, elle n’a pas peur de se lancer de nouveaux défis. Elle quitte ses couplets mais pour rien au monde le domaine artistique : « Je ne me reconnaissais plus dans la musique actuelle » confie-t-elle. « Les gens attendaient peut-être le retour de Gina et un nouvel orchestre, moi je voulais faire de la chanson impertinente et française. » Aujourd’hui, elle surprend encore.

« Je me suis rendu compte qu’à mes concerts, les gens retenaient mes chansons, mais encore plus les sketchs intermédiaires ». L’idée venue bientôt d’enrober ses chroniques de nouveaux mots jusqu’à la construction d’un vrai spectacle. Un an plus tard, c’est chose faite. Gina fait bien ses gammes mais dans un autre métier : le théâtre.

« Photoshop, moi, non merci » s’adresse pas mal aux messieurs, beaucoup aux dames. L’effrontée Gina n’a pas perdu de sa vergogne. Si son jeu mérite encore quelques rodages, le fond est politiquement incorrect, culotté comme il faut et assez drôle. Elle nous y livre son combat de toujours : venir à bout de la Brigade de l’Image Correcte qui impose le jeunisme dans la société actuelle.

« Aujourd’hui, seule sur scène, je m’éclate. Je fais ce que je veux. Je peux me laisser aller. La cerise sur le gâteau serait de trouver un tourneur pour m’épauler ». Nous ne dirons pas que Gina se frotte à un nouveau rôle mais qu’elle apprends à incarner celui de toute une vie. Ne serait-ce que pour le personnage, un conseil, allez-y.

> GINA « Photoshop, moi, non merci », mercredi 29 juin à 20h à Mix’art Myrys. Participation libre mais nécessaire.