Pour cette 11e édition, « Les Vidéophages » s’installent dans le jardin Michelet, l’Espace Bonnefoy , la rue St Laurent et la court du théâtre du Hangar pour un week-end qui célèbre l’image dans tous ses états.

Au programme : ateliers, expositions, repas de quartier, concerts, installations, performances et projections de films en vidéo et en pellicule… De jour comme de nuit… En plein air, pour tous et gratuit ! Une cinquantaine de projets et une centaine d’artistes s’emmêlent et se succèdent pour plus de 24 heures de programmation.

Avec le thème convivial du « Côte à Côte », qui célèbre la rue et le jardin, le duo, le double et l’autre. « Les artistes ont joué le jeu » explique Delphine des Vidéophages « Notamment Marie-Aude Montier et ses Mots, expressions urbaines sur les murs et les trottoirs de Toulouse et ses photos mises côte à côte. Ou encore le collectif Sans Paradis Fixe et leur Photo-romanographe, ingénieux mécanisme qui tourne automatiquement et simultanément les pages des deux albums… » Mais vous n’avez pas tout vu !
Les Vidéophages ne sont ni en manque de partenaires, ni à court d’artistes aux idées originales et décalées. Avec Le FIFI (Festival International du Film Indépendant en Auvergne), c’est Ciné-Soupe : des projections de courts-métrages chez l’habitant ou dans l’espace public qui s’accompagnent d’une soupe et laissent place aux discussions. Avec Stéphane Masson, c’est tapis rouge et le piège du « Andy Warhol’s Carpet » qui filme le visiteur à son insu et projette les vidéos sur un écran géant. Be a star durant quelques secondes.
Bref, la Faîtes de l’Image est une kermesse, à la fois rigolote, accessible, sombre et complexe, un partage de curiosités artistiques, un temps de rencontres, où la magie des images crée un voyage en plein cœur de Toulouse. Les Vidéophages tiennent là l’un des évènements phares de l’association. Une vitrine. Mais ils me font parfois oublier que leur action s’inscrit surtout dans le territoire et dans le temps. Et que la visibilité, passe bien évidemment par l’image, mais aussi par la constance d’une implication.

> Faîtes de l’image, les 6 et 7 juillet à Toulouse, http://lesvideophages.free.fr/fdli.htm